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1/12/2025

Critères d'attribution de la nationalité française ?

Les criteres obtention nationalite francaise vous semblent obscurs et décourageants ?

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Lucie Ellevin
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Critères d'attribution de la nationalité française ?

Les criteres obtention nationalite francaise vous semblent obscurs et décourageants ? Entre droit du sol, liens familiaux, naturalisation exigeante ou réintégration complexe, le parcours vers la citoyenneté française est semé d'embûches administratives. Découvrez les conditions clés, les démarches simplifiées et les exceptions méconnues pour intégrer la communauté française. Ce guide complet vous révèle les cheminements possibles - mariage avec un citoyen français, naissance sur le territoire, parcours universitaire ou professionnel - avec des informations exclusives sur les délais réduits, les exigences de langue B1, les cas de réfugiés ou de francophones, ainsi que les critères d'assimilation à la société française.

Comprendre la nationalité française : les grandes voies d'accès

La nationalité française s'acquiert selon quatre modalités : attribution automatique à la naissance (droit du sang ou droit du sol), déclaration (mariage ou filiation), naturalisation (résidence ou services rendus) et réintégration après perte. Ces procédures combinent liens familiaux, ancrage territorial ou contributions exceptionnelles, reflétant l'équilibre entre héritage historique (droit du sang) et ouverture (droit du sol), tout en garantissant l'intégration aux valeurs républicaines.

Les catégories fondamentales de critères

Les conditions d'acquisition reposent sur cinq axes :

  • Liens familiaux : filiation avec un parent français, mariage (4 ans de vie commune) ou adoption.
  • Naissance en France : pour les enfants d'étrangers avec résidence prolongée ou parents apatrides.
  • Résidence ou services rendus : 5 ans de séjour légal (réduit à 2 ans pour diplômés ou militaires) ou dispense pour réfugiés.
  • Lieu de naissance ou ascendance : attribution automatique si né en France d'un parent français ou né sur le territoire.
  • Réintégration : par décret (résidence en France) ou déclaration (pour les ex-Français).

Ce cadre juridique structure l'accès à la citoyenneté tout en préservant cohésion nationale et intégration.

L'attribution de la nationalité française dès la naissance

La nationalité française peut être acquise automatiquement dès la naissance selon deux principes juridiques : le droit du sang (filiation) et le droit du sol (lieu de naissance). Ces règles varient en fonction des origines familiales et de la situation géographique.

Le droit du sang : la filiation française

Le droit du sang (jus sanguinis) permet à un enfant de devenir français si l’un de ses parents est français, qu’il naisse en France ou à l’étranger, y compris en cas d’adoption plénière. Selon l’article 18 du Code civil, la filiation établie avant la majorité transmet la nationalité.

En savoir plus.

Le droit du sol : la naissance sur le territoire français

Le droit du sol (jus soli) concerne les enfants nés en France, sous conditions spécifiques.

Le double droit du sol

Un enfant né en France est français si l’un de ses parents est également né sur le territoire, conformément à l’article 19-3 du Code civil.

Enfants nés de parents étrangers

Les enfants nés en France de deux parents étrangers deviennent français à 18 ans, s’ils résident en France et y ont vécu 5 ans entre 11 et 18 ans. Cette acquisition est automatique.

Détails sur l’acquisition à la majorité. Les enfants apatrides nés en France sont français dès leur naissance.

L'acquisition par déclaration : des liens spécifiques avec la France

L'acquisition de la nationalité française par déclaration concerne les personnes justifiant de liens particuliers avec la France ou un citoyen français. Cette procédure repose sur un droit automatique, sans nécessiter de décret.

Par mariage avec un citoyen français

Un étranger marié à un Français peut déclarer sa nationalité après 4 ans de mariage. Ce délai passe à 5 ans si le couple n'a pas résidé en France de 3 ans ou si le conjoint français n'était pas inscrit au registre des Français établis hors de France.

Les conditions incluent une communauté de vie affective et matérielle, une connaissance du français (B1 oral et écrit), et une assimilation à la société française. Le gouvernement peut s'opposer pour indignité ou défaut d'assimilation.

L'acquisition par mariage exige preuve de résidence légale et connaissance linguistique.

Par lien de parenté

Ascendant de français

Étranger âgé de 65 ans ou plus, résidant en France depuis 25 ans et ascendant direct d'un citoyen français, peut obtenir la nationalité sous réserve d'assimilation.

Ascendant direct d'un ressortissant français doit justifier d'un ancrage socioculturel en France.

Frère ou sœur de français

Étranger entré en France avant 6 ans, scolarisé dans le système français et résidant habituellement dans le pays peut obtenir la nationalité s'il a un frère ou une sœur français, sous conditions d'assimilation.

Enfant mineur né en France de parents étrangers

Un enfant né en France de parents étrangers peut déclarer sa nationalité à 13 ans s'il réside en France depuis 8 ans, ou à 16 ans sous conditions de résidence.

Enfant né en France de parents étrangers doit prouver sa continuité résidentielle.

Enfant adopté ou recueilli par un français

Mineurs adoptés ou recueillis légalement par un citoyen français peuvent obtenir la nationalité par déclaration, y compris ceux confiés à l'aide sociale à l'enfance depuis 3 ans ou élevés par un Français.

La naturalisation par décret : une démarche volontaire

La naturalisation par décret permet à un étranger majeur résidant légalement en France d'acquérir la nationalité française. Bien que les critères soient strictement encadrés, l'État conserve un pouvoir d'appréciation pour l'octroi.

Les conditions générales de la naturalisation

La résidence habituelle en France pendant cinq ans est exigée, sauf exceptions. Le demandeur doit être de moralité irréprochable (absence de condamnations graves ou de peine supérieure à six mois d’emprisonnement ferme), disposer d’un revenu stable, et prouver son assimilation à la société française via une maîtrise du français (B1) et des connaissances sur les valeurs républicaines.

Résidence habituelle et continue en France

La résidence doit être stable et justifiée par des preuves (logement, emploi, fiscalité). Le demandeur doit résider en France au moment de la signature du décret et y avoir son foyer familial/professionnel.

Moralité et autonomie

La moralité irréprochable exclut les condamnations graves ou liées au terrorisme. L’autonomie financière est évaluée via des revenus stables, compatibles avec une vie autonome.

Cas de réduction de la durée de résidence et situations spécifiques

Le délai de cinq ans peut être ramené à deux ans ou supprimé pour un diplôme français après deux ans d’études, un parcours d’intégration exceptionnel, le statut de réfugié, ou un service militaire en temps de guerre.

  • Réduction à deux ans pour diplômes français ou parcours d’intégration reconnu.
  • Dispense totale pour services exceptionnels (sauvetage en mer, expert stratégique) ou intérêt national.
  • Exemption pour francophones ou scolarisés cinq ans en français.

Le Code civil prévoit ces exceptions pour valoriser des contributions ou parcours méritants.

Cas exceptionnels et naturalisation hors de France

Les blessés de guerre ou les francophones contribuant au rayonnement de la France peuvent être naturalisés sur proposition ministérielle. Les résidents à l’étranger peuvent être assimilés à une résidence française s’ils travaillent pour l’État ou un organisme culturel/économique français, sous contrôle du Conseil d’État.

La réintégration dans la nationalité française

La réintégration concerne les personnes ayant été françaises et souhaitant retrouver cette nationalité. Elle se divise en deux voies : déclaration ou décret. La réintégration par décret ne requiert pas de durée minimale de résidence en France, contrairement à la naturalisation classique.

Réintégration par déclaration

Elle s'adresse aux personnes ayant perdu la nationalité française par mariage avec un étranger, changement de nationalité parentale mineure ou exercice de certains mandats publics. Les conditions incluent des liens manifestes avec la France (culturels, professionnels, familiaux) ou un service militaire dans l’armée française. Des justificatifs concrets, comme des attestations de proches ou des documents professionnels, sont nécessaires pour valider ces liens.

Les conditions détaillées précisent que ces liens doivent être prouvés.

Réintégration par décret

Accessible à toute personne ayant perdu la nationalité française, cette voie suit les règles de la naturalisation, sans condition de durée de résidence. Les critères d'assimilation à la société française (adhésion aux valeurs républicaines) et de moralité (absence de condamnations graves) s'appliquent. À partir de 2026, un niveau B2 en français (oral et écrit) sera exigé, attesté par un diplôme ou un test certifié.

Les exigences transversales et les facteurs clés de succès

L'assimilation à la communauté française et la maîtrise de la langue

L'assimilation à la société française constitue un pilier des voies d'acquisition par déclaration ou naturalisation. Elle repose sur une intégration culturelle et sociale active, validée par un niveau B1 en français (oral et écrit), une compréhension des valeurs républicaines (Liberté, Égalité, Fraternité) et la signature de la charte des droits du citoyen. Le Livret du citoyen, remis aux candidats, détaille les attentes autour de l'histoire, de la culture et des devoirs liés à la nationalité.

Les demandeurs doivent justifier d'une assimilation globale, incluant langue, culture et adhésion aux principes républicains, avec des exceptions pour les seniors ou les personnes en situation de handicap.

Évolutions législatives et leur impact

Les réformes récentes, comme le décret de 2019 imposant le B1 pour certaines voies, illustrent un renforcement des critères. La digitalisation des démarches (ex. plateformes en ligne) et les exigences accrues sur l'adhésion aux valeurs (laïcité, indivisibilité) modifient les attentes de l'administration. Ces changements, souvent liés à des priorités sécuritaires ou d'intégration, affectent notamment les candidats issus de pays francophones ou les demandeurs avec un parcours professionnel atypique.

Facteurs influençant la décision et motifs de refus

Au-delà des conditions légales, l'administration scrute des critères discrétionnaires : stabilité professionnelle (revenus suffisants, expérience dans un métier en demande), antécédents fiscaux (absence de dettes publiques), ou encore cohésion familiale (présence des proches en France). Les refus surviennent souvent en cas de manquement à ces attentes.

CritèreExigence principaleImpact sur la demande          Niveau de langue      B1 oral et écrit      Essentiel pour l'assimilation (test certifié requis).          Moralité      Absence de condamnations graves      Risque de refus ou d'ajournement.          Insertion professionnelle      Stabilité et suffisance des revenus      Démontre l'autonomie économique.          Adhésion aux valeurs      Connaissance des principes républicains      Vérifiée via le Livret du citoyen.          Communauté de vie (mariage)      Preuve d'une union réelle      Obligatoire pour la déclaration par mariage.    

Le coût de la demande et les délais administratifs

Le coût de la démarche

L'acquisition de la nationalité française par décret nécessite un timbre fiscal de 55 € (27,50 € en Guyane), payé uniquement en cas d'acceptation. Des frais supplémentaires (traductions, copies certifiées) peuvent porter le coût total à environ 170-360 €. En savoir plus sur les frais.

Les délais de traitement

Le traitement prend 18 mois maximum pour une demande complète, réduit à 12 mois pour les résidents en France depuis 10 ans. Une cérémonie d'accueil dans la citoyenneté française est organisée sous 6 mois après l'acquisition. Détails sur la cérémonie.

L’acquisition de la nationalité française repose sur des voies variées — filiation, déclaration, naturalisation ou réintégration — chacune soumise à des conditions précises (liens familiaux, résidence, niveau B1 de français, assimilation). Ces exigences, combinées à l’adhésion aux valeurs républicaines et à l’intégration sociale, marquent l’engagement du candidat, officialisé lors d’une cérémonie symbolique d’accueil dans la citoyenneté.

Sommaire
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Les questions fréquentes de nos apprenants

1
Quelles sont les principales façons d’obtenir la nationalité française ?
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La nationalité française peut s’obtenir par naissance, par filiation, par mariage, par naturalisation, ou parfois par déclaration selon des situations particulières. Chaque voie a ses propres critères, et la préfecture examine toujours la situation personnelle du demandeur.

2
Peut-on devenir français simplement en vivant longtemps en France ?
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Oui, mais ce n’est pas automatique. La naturalisation par décret peut être demandée après cinq ans de résidence régulière et continue en France. Ce délai peut être réduit à deux ans pour certaines personnes, comme celles ayant réussi des études supérieures en France ou ayant rendu des services importants au pays. La résidence doit être stable, et les papiers toujours à jour.

3
Le niveau de français fait-il partie des critères ?
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Oui. Pour devenir français, il faut prouver un niveau de français équivalent à B1, à l’oral comme à l’écrit. Cela peut se faire grâce à un diplôme français, un certificat officiel (TEF, TCF, etc.) ou, pour certaines situations, par une évaluation directe lors de l’entretien en préfecture. Le niveau de langue est un critère obligatoire.

4
L’intégration et le comportement du demandeur sont-ils étudiés ?
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Oui. La France vérifie toujours l’intégration du demandeur : participation à la vie sociale, respect des valeurs de la République, absence de condamnations pénales, stabilité professionnelle et personnelle. Même si les autres critères sont remplis, un manque d’intégration ou un comportement problématique peut entraîner un refus.

5
La situation financière ou professionnelle joue-t-elle un rôle ?
Accordion Icon

Oui, dans une certaine mesure. Le demandeur doit prouver qu’il peut subvenir à ses besoins, par une activité professionnelle stable ou d’autres ressources régulières. Une situation économique fragile ou dépendante de l’aide sociale peut compliquer la demande, car la naturalisation suppose une insertion durable dans la société française.

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Lucie Ellevin
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